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BLACK PANTHER : Captain Africa

Après son premier long-métrage FRUITVALE STATION en 2013, puis le très bon CREED en 2015, le réalisateur Ryan Coogler revient en force avec BLACK PANTHER. Reconnu pour ses films intimistes à caractère fortement humain, Ryan Coogler s’est vu proposer ce projet par Marvel en 2016.
Aperçu dans CAPTAIN AMERICA : CIVIL WAR, Black Panther était le personnage dont on ne connaissait pas grand chose. Comment adapter un super-héros méconnu du grand public ? Comment le rendre tangible dans un Marvel Cinematic Universe déjà en pleine expansion ?

Avec une sortie moyenne de trois films par an, on commence à être rodé par les films de l’écurie Marvel. BLACK PANTHER réussira t-il à nous captiver et à nous surprendre ?

Avant de rentrer dans le vif du sujet, afin de mieux comprendre le personnage de Black Panther, nous vous proposons une petite présentation. Créé par Stan Lee et John Kirby dans les années 60 (en pleine ségrégation aux États-Unis), ce super-héros marque les esprits de l’époque de par sa nationalité africaine, en référence au mouvement pour les droits civiques. Cet inhabituel super-héros valorisant a communauté africaine (et par extension afro-américaine) fait alors beaucoup parler de lui, et marque beaucoup de jeunes afro-américains lors de sa parution comme comic book.

Black Panther  – de son vrai nom T’Challa –  est avant tout le descendant d’une lignée de rois détenant ce pouvoir qui leur confère agilité, force et puissance stupéfiante. Le Black Panther règne sur le Wakanda, un pays africain peuplé par de nombreuses tribus, un territoire inconnu et caché aux yeux de tous. Régi par l’exploitation du Vibranium (métal aux propriétés surpuissantes), ce pays est à la pointe de la technologie.
Le film BLACK PANTHER aborde ici l’héritage royal & familial que va devoir s’approprier T’Challa.

Suite à l’assassinat de son père, T’Challa doit faire face à son destin en lui succédant, et en endossant la responsabilité de Black Panther, protecteur du Wakanda. Les premières scènes du film nous plongent assez facilement dans le surprenant univers qu’est le Wakanda. Vous ne verrez plus jamais Tony Stark de la même façon après avoir pris connaissance de la technologie du Wakanda.  Wakanda puissance 10 > Stark ! 😉  Nous découvrons avec grand intérêt un pays aux traditions et coutumes diverses et variées.

De même, la scène de présentation des ‘gadgets’ à la James Bond effectuée par Shuri l’ingénieur technologique (sœur de T’Challa), annonce rapidement la couleur. Car dans sa lutte face aux malfrats, T’Challa est accompagné par Nakia sa petite amie, sa sœur donc, ainsi qu’Okoye la chef guerrière du royaume.

Et puis nous retrouvons avec joie l’agent Ross (Martin Freeman) et Ulysses Klaue (rencontré dans AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON), le trafiquant d’armes en quête de Vibranium, toujours incarné par le brillant Andy Serkis.

Par ailleurs, nous vous laissons le soin de découvrir le personnage de Erik Killmonger, le nouvel ennemi se dressant face au Black Panther.

Il est plutôt conseillé d’avoir vu AVENGERS : L’ÈRE D’ULTRON ainsi que CAPTAIN AMERICA : CIVIL WAR, car une partie de l’intrigue de BLACK PANTHER en découle. Mais si ce n’est pas le cas, pas d’inquiétude ! Le film se regarde très bien sans ; seules les allusions et apparitions de certains personnages vous intrigueront un peu.

Alors oui, le costume de Black Panther est stylé, mais qu’en est-il du personnage en lui-même ?! … On aurait aimé partager les sentiments du héros, mais le traitement de ce personnage ne joue pas en sa faveur. En effet, nous nous attachons peu à T’Challa, alias le Black Panther.
Le protagoniste se retrouve à gérer les erreurs du passé, et n’est jamais confronté à ses propres décisions. De plus, étant donné que l’un des principaux conflits du film est politique, T’Challa n’a aucune remise en question ou tiraillement personnel vis-à-vis de ses propres actions.

A contrario, Erik Killmonger et Ulysses Klaue sont bien plus intéressants dans leurs réflexions et leurs évolutions respectives. Ces deux méchants sont terrifiants, et étrangement on éprouve bien plus d’empathie pour Erik Killmonger que pour T’Challa.

Côté casting, Chadwick Boseman se glisse dans le combinaison du Black Panther avec prestance et assurance. On retrouve également Michael B. Jordan, l’acteur fétiche du réalisateur (jusqu’à présent, il a joué dans tous ses longs-métrages) qui  incarne Erik Killmonger avec justesse et force.

Deux actrices d’exception complètent ce casting réussi, Danai Gurira (THE WALKING DEAD) dans le rôle d’Okoye, et Lupita Nyong’o (12 YEARS A SLAVE) dans le rôle de Nakia, la petite amie de T’Challa. On se doit de donner une Mention Spéciale à Andy Serkis qui nous livre une prestation à l’image de son talent. Un régal !

La tension du récit provient essentiellement de cette quête pour le Vibranium, ainsi que du conflit politique interne auquel est confronté le royaume de Wakanda. C’est un conflit politique émanant directement de conflits d’intérêts.

En revanche, l’humour du film est en dents de scie. Si la sœur de T’Challa apporte une certaine légèreté, l’humour forcé de certaines scènes tombe à l’eau. Ces passages se montrent bien trop prévisibles … Par exemple, afin de décomplexé une scène de réunion, l’utilisation de bathos (figure de style interrompant une gradation, et engendrant un effet comique) nous fait ressentir un certain cahier des charges à respecter. Beaucoup de maladresses et de forcing à ce niveau là …

Malgré tout, la réalisation de Ryan Coogler s’avère puissante et dynamique. En effet, les scènes d’action se révèlent très bien mises en scènes, c’est le point fort du film. À tire d’exemple, le plan séquence de la scène du Casino est franchement épique ! De plus, le style des combats de Black Panther nous séduit et nous impressionne par son agilité et sa fluidité.
Enfin, la création de la langue, des dialectes & des décors du Wakanda ancre avec réussite le récit dans ce pays au fort rayonnement technologique.

On aurait apprécié une plus grande prise de risques avec ce nouveau Marvel, à l’image de DOCTEUR STRANGE et ANT-MAN récemment ; malheureusement ce n’est pas le cas. À défaut de réellement développer en profondeur son héros, BLACK PANTHER nous fait néanmoins découvrir avec un certain brio le royaume & l’univers dans lesquels évolue T’Challa.

Nous vous recommandons BLACK PANTHER si vous avez vraiment envie de vous immerger dans ce nouvel univers et suivre ce super-héros venu tout droit d’Afrique.

NDLR : Restez bien jusqu’à la fin du film et du générique pour avoir un teasing de la suite.

Bonus : Pour en savoir plus sur le film, découvrez le court reportage sur le tournage ci-dessous :

Site officiel du film BLACK PANTHER.

BLACK PANTHER, sortie en France le 14 février 2018.

Article rédigé par Théotime.

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2 commentaires

  1. Bonjour,
    Je regrette que les paysages soient faux, tout est tourné sous un fond vert, ils auraient pu tourner le film en Afrique !
    Surtout, quand on sait qu’ils ont été en Corée du Sud, juste pour la scène du Casino.

    J’ai trouvé qu’il y a trop de clichés, trop politique.
    Dans les comics, T’Challa (prénom ou nom ?) est un scientifique, il ne croit pas à la magie à la différence de sa sœur Shuri qui va à Djalia.
    Dans le film, ils ont inversé les rôles, T’Challa va à Djalia et Shuri est une inventrice, pour donner à un bon exemple aux jeunes filles noires.
    Dans le film, pas un moment, on entend Man-Ape (Homme-Singe), c’est toujours M’Baku, pour ne pas froisser les gens.
    Les clichés, la musique, les habits, etc. J’aurais aimé voir un peuple, qui va au-delà, pas si implanté avec ses rituels, enfin, pas si important que ça.

    Pour moi, c’est Chadwick Boseman qui est la révélation ou la confirmation dans ce film, un grand acteur, il est aussi bien T’Challa que Black Panther.
    C’est un très bon film, il fait partie des meilleurs de MCU, si on aime Marvel, il faut absolument aller le voir.

    • Bonjour Tom,

      Merci d’avoir partagé ton ressenti sur le film avec nous 🙂

      C’est vrai que les fonds verts sont assez abusifs, accentuant ainsi un manque de réalisme.
      D’un autre côté, ça reste la solution la plus simple pour la production, tourner en studios est toujours plus maîtrisable et efficace (maîtrise de l’éclairage, exposition, fond, incrustation).

      N’ayant lu aucun comics, je ne pourrai pas m’aventurer sur l’adaptation du comics en lui-même.
      Cependant en tant que néophytes, j’ai trouvé que l’écosystème et la vie au Wakanda étaient bien introduits.

      Content que le film t’ait plu 🙂

      À bientôt sur @GoWith_theBlog ! 🙂

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