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Tim Burton fait sa masterclass !

Nous avons eu le privilège (et le plaisir) d’assister à la masterclass très privée de monsieur Tim Burton, qu’il a donnée à l’issue de l’avant-première parisienne de FRANKENWEENIE, son tout dernier long-métrage entièrement réalisé en stop motion.

Pendant une heure, le réalisateur a parlé de son cinéma, ses projets et sa carrière, et il a également répondu aux très variées et nombreuses questions posées par les spectateurs présents dans la salle. Résumé et photos toutes fraîches (et exclusives !) de la leçon de cinéma d’un indéfectible passionné.

Avant la masterclass, nous avons découvert FRANKENWEENIE, seizième long-métrage de Tim Burton, et son second (après LES NOCES FUNÈBRES en 2005) intégralement réalisé en stop motion, ce principe d’amination image par image où tout est fait en décors physiques miniatures.

Nos invitations en main, on longe le tapis rouge qui n’est pas pour nous 🙂 , au milieu d’un cinéma UGC Ciné Cité de La Défense où les affiches du film se bousculent sur notre passage. C’est bien simple, il y en a partout, et c’est très joli !



La salle de projection est évidemment très bien remplie, et au milieu des journalistes et médias, il y a parmi les invités plusieurs dizaines d’étudiants des écoles de cinéma de La Fémis et de l’École Nationale Supérieure Louis Lumière.



Tim Burton est arrivé immédiatement après la fin du film, il a pris place dans l’un des deux fauteuils de cuir installés au centre de la scène, devant le grand écran, et à ses côtés l’interviewer qui faisait le lien avec les personnes dans la salle qui posent ensuite leur question au metteur en scène à la chevelure toujours ébouriffée.


Après quelques premières questions posées brièvement par l’interviewer, c’est au tour des spectateurs d’échanger en direct avec le réalisateur. Il est très détendu et professionnel à la fois, on sent bien qu’il est rompu à l’exercice.
Les premiers thèmes abordés tournent directement autour de FRANKENWEENIE que nous venons de voir. Il faut savoir qu’avant d’être un long-métrage, FRANKENWEENIE est un court-métrage que réalise Tim Burton en 1984 au tout début de sa carrière. Il explique qu’il est très attaché à ce projet car celui-ci est totalement inspiré de sa propre vie et surtout de son enfance (son père faisait du baseball comme celui de Victor, le petit garçon du film ; Burton enfant était lui aussi passionné par la science et l’idée de créer des choses ; la ville de New Holland dans le film compile bon nombre des souvenirs de l’enfance du réalisateur dans la ville de Burbank en Californie, où il a grandi …).


Lorsqu’une personne lui demande pourquoi adapter aujourd’hui FRANKENWEENIE au cinéma alors que le court-métrage originel date de 1984, pourquoi ne pas avoir travaillé sur un projet totalement neuf, Tim Burton explique que pour lui ce sont deux périodes tellement différentes que c’est vraiment comme un nouveau projet dans son esprit. D’autre part, il souhaitait revenir à la  stop motion qu’il affectionne tout particulièrement, tourner également en noir et blanc, et expérimenter la 3D (à noter – cela a fait l’objet d’une question plus technique et pointue, de la part d’une étudiante en cinéma – que FRANKENWEENIE n’a pas été tourné directement en 3D ; il s’agit d’une conversion post réalisation, pour laquelle Burton dit s’être donné beaucoup de temps).


Parmi les autres sujets abordés, certains ont questionné Tim Burton sur ses futurs projets, ce à quoi il a répondu qu’il n’avait aucune idée pour le moment de ce que serait son prochain film ; pour lui, c’est terminé l’époque où il faisait trois films en même temps et où il frôlait le burn-out ! (ce sont ses mots).
Il a également indiqué que non, ce n’était pas Disney qui lui avait imposé une happy end à FRANKENWEENIE, que le noir et blanc est pour lui l’esthétique cinématographique la plus jolie qu’il existe. Réaliser FRANKENWEENIE lui a pris un peu plus de deux ans, et comme il vit désormais à Londres, c’est dans le même temps que s’est construit le stade olympique de la capitale britannique, et cela l’amuse assez d’avoir cette référence temporelle.


Enfin, il n’a pas non plus manqué d’humour à plusieurs reprises. D’abord lorsque quelqu’un lui a demandé où était passé Johnny Depp, absent du projet FRANKENWEENIE ? … Tim Burton a souri et répondu : « Quand je fais un film avec Johnny Depp, on me reproche de toujours travailler avec lui ; et quand je fais un film sans lui, on le réclame, je ne comprends plus ! »
Ensuite, il a été interrogé sur cette omniprésence des chiens dans ses films, mais une absence totale (ou presque) des chats (!) Il  confesse ne pas beaucoup affectionner les félins, en avoir presque peur parfois (tout ça avec humour). Résultat dans FRANKENWEENIE, le seul chat présent n’est pas très gâté …




Une heure tout pile après le début de cette masterclass, Tim Burton s’en est allé, rapidement, accaparé par un emploi du temps visiblement orchestré à la minute près, si l’on en croit les attachées de presse qui tapaient du pied dans la salle car la masterclass avait dépassé d’une minute le temps imparti (!).

Nous avons en tout cas passé un très agréable moment où les échanges ont été intéressants et diversifiés. Nous vous laissons à présent découvrir les aventures de Victor et son chien Sparky dans FRANKENWEENIE !


Pour être tout à fait complet, voici un résumé en moins de quatre minutes de la venue à Paris de Tim Burton pour cette masterclass :

(vidéo officielle fournie par Walt Dinsey Studios France)

FRANKENWEENIE, sortie en France le 31 octobre 2012.
Remerciements à Sophie, à Way to Blue, et Disney France.

Article et photos par Elle.

Photos : tous droits réservés. Ne pas utiliser sans autorisation préalable de leur auteur.

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7 commentaires

  1. Merci pour ce compte rendu et cette précision interessante sur la fin, non imposée par Disney donc.
    Concernant le passage avec C Lee à la télé, il aurait déclaré que ce n’était point un clin d’ oeil/hommage aux films de la Hammer mais plus une manière d’ introduire des personnages réels dans le film . Vous confirmez ?

    • Bonjour,

      C’est tout à fait cela. Tim Burton en a parlé pendant sa conférence de presse, le lendemain de l’avant-première, en réponse à la question d’un journaliste qui lui demandait des détails sur cet hommage.
      Burton a répondu qu’il considère Christopher Lee comme un acteur très réaliste dans ses rôles, avec une interprétation très réaliste (même si beaucoup penseront le contraire).
      Du coup, ça l’amusait de le mettre ainsi dans un film de marionnettes (propos tenus par Burton).

      Voilà, j’espère que ça répond à ta question 😉

      • Cela répond à ma question 🙂

        Plus globalement, il apparait souvent dans les récents films de Burton : Sleppy Hollow, Charlie,Dark Shadows et maintenant Frankeenweenie

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