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THE LAST GIRL : elle n’est pas celle que vous croyez …

Sorti (trop) discrètement sur nos écrans en France, THE LAST GIRL – CELLE QUI A TOUS LES DONS propose une variation intéressante autour du film de zombies.

Avec un casting non négligeable (Gemma Arterton et Glenn Close notamment), et la découverte pour la première fois au cinéma de la toute jeune Sennia Nanua, THE LAST GIRL nous entraîne dans un futur proche, au cours duquel l’humanité toute entière est ravagée par un virus mystérieux et complexe, qui zombifie les humains. Jusque là, rien de bien nouveau sous le soleil … Mais une poignée d’enfants, pourtant contaminés, résistent partiellement au virus : s’ils sont bien attirés par la chair humaine, ils échappent à toute mutation physique, et surtout continuent de penser et d’éprouver des émotions.
Retenus dans une base militaire dans la campagne anglaise, ces enfants sont l’unique espoir d’un éventuel antidote au virus. Lorsque la base est attaquée, l’un des enfants, Melanie, qui semble être la plus surdouée d’entre eux, réussit à s’échapper en compagnie de son professeur, de deux soldats, et d’une biologiste qui ne voit en elle qu’un cobaye indispensable à la découverte d’un vaccin.


THE LAST GIRL
est le tout premier long-métrage de l’écossais Colm McCarthy, connu jusque lors pour son travail sur plusieurs séries TV, en particulier pour la BBC. On lui doit notamment la réalisation des six épisodes de la Saison 2 des PEAKY BLINDERS, une série dont on est super fan ici !

Avec THE LAST GIRL, il transpose au cinéma la nouvelle écrite par le britannique Mike Carey qui a lui-même signé ensuite le scénario du film.
Les premières minutes de THE LAST GIRL installent un climat oppressant et carcéral, avec tous ses enfants confinés comme des détenus, que l’on sort chaque jour de leurs cellules pour les faire étudier. Très vite, on se focalise sur le personnage de la jeune Melanie, qui semble avoir un esprit de curiosité et d’inventivité supérieur à celui de ses camarades. Sans comprendre réellement ce que l’on attend d’elle, et sans savoir qui elle est vraiment, la gamine montre des signes évidents d’intelligence, en dépit du fait qu’elle a pourtant été contaminée par le virus.

Après avoir installé cette atmosphère singulière, souterraine et étouffante, et avoir introduit les principaux personnages, le film lance ensuite assez rapidement son action et son récit, tout en prenant soin de laisser quelques questions en suspens pour le spectateur.

Plusieurs aspects de THE LAST GIRL apportent du neuf dans le genre du film de zombies. Tout d’abord, le récit va développer cette idée d’un virus avec plusieurs paliers d’évolution, le pire étant encore à venir … Cet aspect de la contamination avec une mutation future à craindre, est finalement plutôt originale et pas si fréquente dans les films de zombies, qui souvent se contentent de décrire un virus sur le mode de la dégénération pure et simple.

Un autre élément donne beaucoup d’intérêt au récit, c’est l’anti-manichéisme des personnages. Comprendre par là que tous les personnages principaux que l’on suit dans le film, ne sont ni tout à fait bons, ni tout à fait mauvais. THE LAST GIRL contourne ainsi assez intelligemment certaines facilités narratives, et nous donnent à voir des personnages plutôt complexes, capables d’attitudes détestables mais aussi de comportements salvateurs envers autrui. Et ce, y compris lorsqu’il est question du personnage principal, Melanie, une enfant, rappelons-le ! …

Si THE LAST GIRL perd un peu de sa densité narrative dans son dernier tiers, ainsi que de son rythme jusque là bien maîtrisé, le film de Colm McCarthy reste suffisamment captivant jusqu’au bout pour nous tenir accrochés au destin de ses personnages.


La conclusion de THE LAST GIRL pourra peut-être se discuter, décevoir ou étonner ; néanmoins, l’ensemble se révèle vraiment intéressant pour un premier long-métrage, avec quelques séquences assez osées même (le chat, et le petit chien … wooo !), et surtout une volonté affichée d’apporter un peu de nouveauté à un genre cinématographique toujours aussi juste et pertinent quand il s’agit de questionner l’humain, le rapport à l’autre et à notre propre condition d’individu.

NDLR : À noter que THE LAST GIRL a reçu le Prix du Public au Festival du Film Fantastique de Gérardmer en 2017.

THE LAST GIRL – CELLE QUI A TOUS LES DONS, sortie en France le 28 juin 2017.

Article rédigé par Elle.

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3 commentaires

  1. Je n’avais jamais entendu parler de ce film. Étant une grand fan de tout ce qui touche aux zombies et lassée (je dois l’avouer) de toujours retrouver les mêmes scénarios, je vais tout faire pour regarder The Last Girl.

    • Salut,

      Merci d’avoir lu l’article. 🙂
      Ce film est vraiment passé inaperçu pour sa sortie en salles à la fin du mois de Juin 2017 (peut-être est-il encore dans quelques salles en France au moment où on dialogue ?…). Mais il est franchement pas inintéressant, comme je le dis dans l’article.
      En + si tu es fan des films de zombies en général, c’est définitivement un film pour toi du coup ! 😉

      À bientôt sur Go with the Blog.

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