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ROCK FOREVER : Take me down to the Paradise City…

Il faut être bien clair dès le départ avant de parler de ROCK FOREVER : nous avons affaire ici à une comédie musicale pur jus comme Hollywood sait si bien les faire, qui plus est il s’agit de l’adaptation au cinéma d’un spectacle à succès de Broadway. Alors si déjà vous commencez à avoir une poussée d’urticaire après avoir lu ces mots, il vaut mieux passer votre chemin de suite !
Pour ceux qui veulent en savoir davantage, ROCK FOREVER est réalisé par Adam Shankman, producteur spécialisé dans les gentils teenage movies et surtout réalisateur de HAIRSPRAY en 2007 (déjà une comédie musicale) qui connut un beau succès. C’est donc sur cette expertise que l’on lui a confié les manettes de cette nouvelle adaptation orientée cette fois-ci vers le rock FM des années 80.

Avec un casting improbable et détonnant qui réunit aussi bien un Alec Baldwin sur le retour, une Catherine Zeta-Jones décomplexée et surprenante, le toujours très sexué et délirant Russell Brand, ainsi que la (très) jeune garde des stars pour ados Julianne Hough (chanteuse de country à la base) et Diego Boneta (si son nom ne vous dit rien, c’est normal, c’est que vous êtes âgés de plus de 12 ans …), ce long-métrage est avant tout à prendre au second degré. Les comédiens payent de leur personne pour nous offrir des séquences chantées et chorégraphiées franchement bien menées. Ce sont d’ailleurs sans aucun doute les meilleurs passages du film, car les scènes de dialogues sont elles parfois plus faiblardes et manquent d’entrain et de conviction par moments.

Il faut dire que le couple à l’écran censé être le fil conducteur de l’histoire (Julianne Hough et Diego Boneta, qui interprètent respectivement Sherrie et Drew), souffre d’un gros manque de présence et de charisme, et d’un jeu de comédie très approximatif. Mais là où ROCK FOREVER devient intéressant, c’est que ce sont les seconds rôles qui prennent rapidement le relais et compensent ce déficit à merveille. On en veut pour preuve les scènes de duo entre Russell Brand et Alec Baldwin (leur « I Love Rock’n’Roll » est déjà à classer dans les annales !), ou encore cette séquence d’anthologie entre Malin Akerman qui incarne une journaliste du Rolling Stone, et la mega star Stacee Jaxx interprété par un éblouissant Tom Cruise. Rien que pour leur version ultra sexuelle de « I Want to Know What Love Is »  du groupe Foreigner, on a presque envie de vous dire que le film est immanquable !


Ainsi, cette comédie musicale livre son lot de vrais bons moments, certes à petite dose, mais l’humour contenu dans certaines répliques, l’énergie évidente qui émane de l’ensemble, la conviction des acteurs et une bonne playlist, permettent d’embarquer le spectateur pour peu que celui-ci ait accepté le deal de départ. Bien sûr il faut passer outre la romance kitsch à souhait et ne surtout pas trop chercher de profondeur dans la narration. Dans tous les cas, il serait dommage de bouder son plaisir, surtout quand il s’agit d’apprécier un Tom Cruise prendre visiblement beaucoup de plaisir à jouer à la rock star complètement perchée, et nous prouver une fois encore s’il l’était nécessaire, de son talent et de l’intelligence de son jeu bien plus millimétré qu’il ne peut y paraître.

Si l’on accepte de prendre la comédie musicale pour ce qu’elle est, avec son scénario ultra convenu et bourré de clichés, alors on peut réellement se délecter de l’humour et de l’auto-dérision contenu dans ROCK FOREVER, le tout au son de ce que les années 80 auront produit de mieux ou de pire  – on vous laisse choisir – en matière de hard rock chevelu et moulé dans des pantalons en cuir étroits.

ROCK FOREVER, sortie en France le 11 juillet 2012.

Article rédigé par Elle.

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4 commentaires

  1. Mème pas 75 000 spectateurs en 2 semaines . Grosse option pour succèder à »Les Aventures de Philibert » dans la catégorie « bide de l’ année ».

  2. Oui, ce film est un fiasco dans les salles.

    Toutefois, dans la catégorie « bide de l’année » ou en tout cas « bouse de l’année » nous avons trouvé un sérieux candidat pour bousculer la hiérarchie…

    • Vous allez faire la critique du dernier Schumacher ? Je ne sais pas si cela en vaut la peine vu l’ estime assez faible dont dispose le réalisateur .
      Ou alors , un éloge en mode 35 eme degré assumé 😀

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