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MALAVITA : mauvaise pioche

MALAVITA - affiche du filmLa sortie d’un film de Luc Besson est toujours un petit événement dans le monde du cinéma, quoi qu’en disent certains. Et lorsqu’on annonce en plus un casting composé de Robert De Niro, Michelle Pfeiffer et Tommy Lee Jones, on ne peut être qu’impatient et curieux de ce projet !

MALAVITA est la quinzième réalisation de Luc Besson, adaptation du roman du même nom de Tonino Benacquista. Giovanni Manzoni, un repenti de la mafia ayant balancé toute sa famille aux Fédéraux, se voit obligé de quitter les États-Unis pour se planquer ; il s’installe alors en France sous le nom de Fred Blake. Après avoir quitté précipitamment le Sud de notre pays, il débarque en Normandie avec sa femme, sa fille et son fils, dans un tout petit village. Ils doivent alors apprendre à s’intégrer à cette nouvelle culture, et surtout redoubler d’efforts pour passer inaperçus.

Sur la base d’une histoire de mafia, MALAVITA se veut avant tout une comédie et aussi un hommage aux films de Martin Scorsese, qui a accepté pour l’occasion d’être producteur exécutif du film.
Une telle concentration de noms prestigieux ne peut que susciter une sympathie pour le projet. Pourtant, c’est extrêmement déçus que nous sommes ressortis de la projection. En effet, MALAVITA enchaîne les ratés et les actes manqués.

MALAVITA  photos du film

Commençons par le plus réussi, la réalisation, qui sans surprise est très propre et parfaitement maîtrisée. Luc Besson met en valeur avant tout ses personnages et les acteurs. Malheureusement, c’est un peu le seul point positif que nous retenons de MALAVITA.

En effet, ce long-métrage ne parvient jamais à trouver le ton juste, notamment quand il se veut être une comédie. MALAVITA oscille entre un humour cynique (les protagonistes sont violents et ont des réactions disproportionnées dans leur quotidien), et un humour plus grossier qui joue exclusivement sur les clichés des uns et des autres. Il s’agit alors de se moquer tantôt des américains, tantôt des français, ainsi que des différences entre les citadins et les campagnards. Quelle que soit la direction choisie, cela ne fonctionne jamais, et très vite les scènes comiques sont redondantes, ce qui n’arrange rien.

Malavita - photos du film

Les dialogues n’ont rien de marquant et offrent même parfois des scènes totalement banales, ce qui est presque un comble quand on a un tel casting ! La première rencontre entre Robert De Niro et Tommy Lee Jones par exemple n’est qu’un bête échange de banalités, difficilement sauvé par le talent des acteurs (heureusement qu’ils font le boulot).

Un autre souci de MALAVITA nous a particulièrement gênés, ce sont les très nombreuses approximations. Passons sur le fait que tout le monde parle anglais, y compris au fin fond de la Normandie (?). Rien ne paraît très crédible : alors certes, nous sommes dans le registre de la comédie avec quelques tendances au burlesque. Néanmoins, de tels éléments ne font qu’accroître notre gêne et ne contribuent pas à nous garder dans la trame narrative du film.
Dans son ensemble le scénario manque cruellement de rythme et d’interactions entre les personnages, qui errent un peu chacun dans leur coin.

MALAVITA - de niro et pfeiffer
La partie mafia quant à elle est assez mince et n’apparaît que dans une ultime séquence finale très tarantinesque, mais qui s’avère être une tentative un peu vaine, sans grande saveur.
Seul le bref clin d’œil à Martin Scorsese et son acteur fétiche Robert De Niro, à l’occasion d’une scène très amusante dans un ciné-club de province (la vraie bonne scène du film, même si tellement prévisible) nous charme le temps d’un moment de tendresse et de véritable hommage au talent de l’acteur, qui se joue ici avec humour des années qui passent.

Au final, MALAVITA est une très grande déception malgré un casting sublime, qui a bien essayé de jouer le jeu. Ce long-métrage enchaîne les loupés et les incompréhensions, laissant au bout du compte le spectateur très perplexe.

MALAVITA, sortie en France le 23 octobre 2013.

Article rédigé par Lui.

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