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AVANT-PREMIÈRE : TWIXT, réalisé par Francis Ford Coppola

Comment vous parlez de TWIXT le nouveau film réalisé par Francis Ford Coppola ? … On pourrait commencer par vous résumer le pitch, encore faudrait-il qu’il soit tout à fait résumable. On peut peut-être annoncer qu’il s’agit ici d’une oeuvre très personnelle du cinéaste, à la fois totalement en marge de sa filmographie des années  70 et 80, et quelque part dans la continuité de ses deux précédents films L’Homme sans Age et Tetro.

Entendons-nous bien, TWIXT se présente comme une sorte d’ovni cinématographique. L’expression peut paraître galvaudée, mais elle est ici réellement appropriée. On ne s’ennuie absolument pas devant cette oeuvre de cinéma qui, à première vue, semble convoquer l’esprit de Tim Burton (Elle Fanning arbore un look que n’aurait pas renié Helena Bonham Carter dans n’importe lequel des films de son mari), mais aussi celui de David Lynch notamment dans les premières scènes où l’écrivain has-been interprété par Val Kilmer et ses vingt kilos supplémentaires, arrive dans cette bourgade paumée du fin fond des Etats-Unis (qui a dit Twin Peaks ?). On peut également noter une référence plus ou moins assumée à Carrie de De Palma.

Ces filiations sont plutôt surprenantes tant on se dit que Coppola n’a sans doute pas franchement besoin d’aller chercher l’inspiration chez d’autres cinéastes, d’autant plus concernant ceux susnommés qui paraissent assez éloignés de l’univers de Francis Ford.
Mais TWIXT est surtout un film de cinéma qui parle du cinéma, et par extension de la création, l’inspiration, l’artistique. L’écrivain qu’incarne Val Kilmer personnifie très bien ces différents thèmes, et l’on pourrait aller jusqu’à penser qu’il est une sorte de double à l’écran du réalisateur. En marge du système (comme Francis Ford Coppola l’est lui-même aujourd’hui), ce personnage revêt à la fois le costume du défricheur de souvenirs, celui de l’éclaireur, et aussi de l’homme en quête de lui-même.

S’il y a en tout cas une chose certaine ici, c’est que le réalisateur américain n’a rien perdu de son génie esthétique, et TWIXT nous offre des séquences d’une beauté folle. S’amusant avec des décors et des effets numériques faussement cheap, Coppola opère un travail minutieux sur le traitement des couleurs, avec une alternance entre des passages justement en couleurs et d’autres dans un noir et blanc bleuté, ultra léché. La photo du film bénéficie aussi d’un soin impeccable.

Impossible de formuler un avis définitif et tranché sur ce long-métrage, tant il revient à chacun de vivre son expérience personnelle avec TWIXTFrancis Ford Coppola nous fait la démonstration en tout cas, pour ceux qui en doutaient encore, de la liberté artistique qui est la sienne désormais, et de sa volonté de pratiquer un cinéma sans contraintes et sans limites, à part celles de son inspiration créative.

TWIXT, sortie en France le 11 avril 2012.

Article rédigé par Elle.

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