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THE TWO FACES OF JANUARY : la vengeance aux deux visages

THE TWO FACES OF JANUARY - affiche France - Go with the BlogChester MacFarland (Viggo Mortensen) et sa jeune épouse Colette (Kirsten Dunst) forment un couple élégant et romantique. En visite touristique à Athènes, ils font la connaissance de Rydal (Oscar Isaac), jeune guide américain qui parle grec. Mais le garçon est surtout un arnaqueur à touristes professionnel. Il est très vite impressionné par l’élégance affichée du couple américain, et il accepte un soir de dîner avec eux. Il découvre alors que derrière cette façade d’opulence et de bourgeoisie de Chester et Colette, se cache une part d’ombre inquiétante et des secrets peu glorieux.

THE TWO FACES OF JANUARY est la toute première réalisation d’Hossein Amini, scénariste iranien  particulièrement émérite à qui l’on doit les scénarios de KILLSHOT, DRIVE de Nicolas Winding Refn et dernièrement 47 RONIN. Avec ce premier long-métrage où il passe aux commandes, il choisit de s’aventurer dans un thriller sur fond de mythes antiques, dans une atmosphère qui tente d’osciller entre Agatha Christie et Alfred Hitchcock.

Il faut savoir qu’à l’origine de THE TWO FACES OF JANUARY, il y a un roman de Patricia Highsmith, auteur de la célèbre série de romans Tom Ripley, dont l’un des tomes Le Talentueux Mr Ripley connut deux adaptations au cinéma : PLEIN SOLEIL avec Alain Delon, et LE TALENTUEUX MR RIPLEY avec Jude Law, remake du premier film.
Dans le dossier de presse de THE TWO FACES OF JANUARY, Hossein Amini déclare en ouverture à propos du roman de Patricia Highsmith : « J’ai trouvé l’intrigue vague, parfois incohérente et souvent illogique. » Il continue ensuite en expliquant que les personnages l’ont pourtant longtemps habité et que c’était une œuvre littéraire qu’il a toujours eu en tête.

Certes. Mais quand on voit le film qu’il en a fait, on ne peut qu’abonder dans son sens : l’intrigue est en effet vague, incohérente et illogique ! THE TWO FACES OF JANUARY démarre pourtant sous de bons auspices et sous la chaleur du soleil grec. Mais très vite, on voit le scénario creuser en vain le sillon d’un mystère faussement inquiétant. Beaucoup d’efforts et beaucoup d’effets pour pas grand chose : en dépit d’une mise en scène ultra soignée, à aucun moment le spectateur n’est emporté par cette intrigue qui lasse très vite, faute de soulever une réelle inquiétude.

THE TWO FACES OF JANUARY - image du film 1 - Go with the Blog
Pour sa première réalisation, Hossein Amini a malheureusement un peu trop forcé le trait : de cette lumière retravaillée à l’excès, cette volonté affichée d’esthétiser et de ‘glamouriser’ son image, jusqu’à cette photographie trop léchée, on assiste à un tableau certes très joli mais bien trop déconnecté de toute réalité pour que l’on y croit un seul instant.

THE TWO FACES OF JANUARY progresse dans sa narration avec une lenteur de tous les instants, et l’on ne peut pas dire que cela serve vraiment un récit bien trop à la peine. On voit clairement que ce thriller raffiné lorgne du côté d’Alfred Hitchcock et du PLEIN SOLEIL de René Clément, mais il n’en a malheureusement que l’apparat.

THE TWO FACES OF JANUARY - image du film 3 - Go with the Blog
Et s’il réunit pourtant un casting tout à fait séduisant (tant sur le papier qu’à l’image), THE TWO FACES OF JANUARY souffre également d’une direction d’acteurs bien mal inspirée. Kirsten Dunst rayonne dans des tenues coquettes et gracieuses, mais la comédienne ne trouve guère de place pour faire de son personnage l’enjeu du récit qu’il devrait être.
Viggo Mortensen de son côté, impose sa classe folle, mais cela ne suffit guère à compenser les approximations de nombreuses scènes en manque total de crédibilité.
THE TWO FACES OF JANUARY - image du film 2 - Go with the Blog
Trop sophistiqué, THE TWO FACES OF JANUARY semble finalement avoir un côté presque aussi prétentieux que le personnage de Chester MacFarland incarné par Viggo Mortensen. Malgré un casting cinq étoiles qu’on adore habituellement, ce film nous laisse totalement insensible, et finit par réellement ennuyer en raison de la vacuité de son histoire.
Hossein Amini n’a probablement pas choisi ce qu’il y avait de mieux dans l’œuvre littéraire de Patricia Highsmith pour nourrir son premier long-métrage.

THE TWO FACES OF JANUARY, sortie en France le 18 juin 2014.

Article rédigé par Elle.

THE TWO FACES OF JANUARY - bandeau visuel France - Go with the Blog

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2 commentaires

  1. Ambiance plus parano sans folie que suspense (juste apporté par la musique) véritable, on n’y croit pas et on s’en fout. Le film tient surtout sur ces costumes !Un beau loupé.

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