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COSMOPOLIS, réalisé par David Cronenberg

Pour son vingtième long-métrage, David Cronenberg s’offre comme cadeau l’acteur Robert Pattinson, vampire bien connu de la saga TWILIGHT. Pour l’écrin, le réalisateur adapte au cinéma l’auteur Don DeLillo pour son roman COSMOPOLIS.

L’histoire est celle de Eric Packer, jeune homme de 28 ans multimilliardaire, couronné de succès aussi bien dans l’art de la séduction que celui des affaires. À bord, de sa limousine qui lui sert de bureau, il gère son business, sa vie personnelle et sexuelle.

COSMOPOLIS nous fait suivre ce héros des temps modernes le temps d’une journée qui démarre par une envie simple : il veut aller chez le coiffeur et doit pour ce faire traverser toute la ville, au rythme aléatoire des embouteillages.
À travers ce voyage, ce sont principalement les thèmes de la mort, du pouvoir et de l’ambition qui sont abordés. En effet, à bord de cette voiture complètement aménagée – et qui fonctionne ici quasiment comme un personnage à part entière -, nous assistons à la descente aux enfers du héros.

Robert Pattinson alias Eric Packer, est le centre de toutes les attentions, omniprésent à l’écran et quasiment dans toutes les scènes, où il rencontre tour à tour son associé, son salarié, et même son médecin (une scène assez singulière d’ailleurs !). De ce fait il porte la responsabilité du film sur ses épaules. Malheureusement, l’acteur ne parvient pas vraiment à crever à l’écran. Son personnage est bien trop fade, le résultat est une absence de tension. Certes, quand il s’agit de faire le jeune premier, il endosse assez aisément le rôle ; mais à partir du moment où tout commence à devenir plus complexe et ambigu, il montre certaines limites dans l’expression des sentiments de son personnage.
COSMOPOLIS - David Cronenberg Robert Pattinson - Go with the BlogLe spectateur devrait entrer dans une spirale infernale, être aux aguets et s’inquiéter du sort du personnage principal. Or, on assiste à une série d’entretiens dont peu laissent un réel souvenir. Par conséquent, on tombe très vite dans un certain ennui, le héros n’entraînant pas vraiment d’empathie et les scènes étant rapidement répétitives.

Pourtant David Cronenberg essaie de créer une atmosphère presque claustrophobe et suffocante mais sans le soutien et le relais des acteurs, c’est difficile. À noter que le réalisateur est resté très fidèle au roman notamment en reprenant à l’identique la plupart des dialogues.

Seule la fin rehausse un peu le film mais elle ne réussit pas à faire oublier le reste ; et c’est très déçu et assez ennuyé que l’on ressort de la salle.

COSMOPOLIS, sortie en France le 25 mai 2012.

Article rédigé par Lui.

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4 commentaires

  1. Nul.

    Indigne de Cronenberg.

  2. Belle photo, soundtrack plaisant mais pour le reste, pas grand chose à sauver . Une suite de dialogues abscons sur plusieurs thématiques et qui ne sont en plus jamais developpés (ce qui donne une allure pompeux au film). Ainsi, il est évoqué (de mémoire) un moment le fait que le marché/capitalisme se nourrit de la destruction de la marchandise . Bon, cela m’ a fait penser sur le coup à la théorie de la destruction créatrice de Schumpeter (l’ innovation rend obsolète certains produits ) mais dans le film, on a le droit à 2,3 phrases là dessus au maximum et on passe à autre chose . C’ est un ensemble donc qui reste en surface selon moi . Là où un Godard sur ce genre de film savait accrocher l’ attention du spectateur via des aphorismes et une mise en scène « poétique », ici , c’ est plat et Cronenberg se contente la plupart du temps du champs/contre champs .
    Concernant Pattinson, je n’ avais pas d’ a priori négatif sur lui . Maintenant, je ne suis pas loin d’ en avoir …..

    Le bouquin est peut etre interessant mais là, adapté en film …

  3. « Or, on assiste à une série d’entretiens dont peu laissent un réel souvenir. »
    Parce que vous n’avez pas écouté les dialogues qui sont si importants dans ce film … moi au contraire, je m’en souviens encore!!
    Votre critique reste à la surface, on a le sentiment que vous êtes resté en dehors du film, et que, ne l’ayant pas compris, vous le jugez ennuyeux.
    Et le jeu de l’acteur principal, moi je l’ai trouvé remarquable.

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