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THE GRANDMASTER : la grande fresque de Wong Kar-Wai

THE GRAND MASTER - affiche Les réalisations de Wong Kar-Wai (IN THE MOOD FOR LOVE, MY BLUEBERRY NIGHTS) sont toujours de vrais évènements, en particulier pour les amateurs de cinéma asiatique. Cette fois-ci, il revient avec un biopic – qui n’en est pas tout à fait un –  sur Ip Man un grand maître du Kung Fu, qui eut notamment comme élève un certain Bruce Lee.
Ce récit en forme d’hommage est aussi un prétexte pour nous plonger dans la Chine des années 30 à 70, et pour mettre en scène les arts martiaux au sens large du terme, avec une esthétique extrême et beaucoup de singularité.

Il aura fallu près de dix années pour achever ce projet de la part d’un réalisateur qui est ultra méticuleux dans son travail, certaines scènes nécessitant parfois à elles seules plus d’un mois de tournage ! Il est incontestable que ce travail d’orfèvre et de fourmi apparaît à l’écran ici.

Chaque séquence de THE GRANDMASTER est un tableau, le moindre détail est extrêmement soigné que cela soit dans le décor, le choix de la musique, dans le placement de la caméra, et bien sûr dans la gestuelle chorégraphiée des acteurs. Ces derniers ont suivi des entraînements très intensifs (le comédien Tony Leung Chiu Wai s’est brisé deux fois le bras lors du tournage), pour être crédibles et réaliser au mieux les chorégraphies et les combats.

Cela nous amène ainsi à évoquer les scènes de combats du film, et pour être plus exacts les scènes d’arts martiaux car à ce niveau de maîtrise il s’agit véritablement d’art. THE GRANDMASTER sublime véritablement ces séquences qui se révèlent être de magnifiques chorégraphies dignes des plus grands ballets.

The Grandmaster

D’ailleurs, si les âmes les plus sensibles s’interrogent, vous pouvez aller voir ce long-métrage de Wong Kar-Wai sans la moindre inquiétude, les combats n’étant pas violents, bien au contraire ils s’offrent à nous comme de vrais tableaux visuels.

Le talent du réalisateur chinois pour sublimer les éléments ne se retrouve pas que dans les scènes de combats, car ici toutes les images sont très belles et extrêmement soignées. On peut ainsi évoquer un passage du film qui se déroule dans un bordel où l’on est vraiment impressionné par les costumes scintillant de mille feux et les décors intérieurs incroyables.

The GrandMaster

Toutefois, si vous êtes hermétique à ce type de cinéma qui fonctionne sur un rythme très lent, avec des dialogues truffés de citations et de références poétiques, THE GRANDMASTER ne va pas vous réconcilier avec le cinéma asiatique.

Néanmoins, nous sommes obligés de reconnaître le travail de maestria de Wong Kar-Wai, qui signe ici une œuvre qui se dévoile à chaque seconde comme un vrai régal pour les yeux et les oreilles, avec une bande originale de toute beauté.

THE GRANDMASTER, sortie en France le 17 avril 2013.

Article rédigé par Lui.

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