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LA CONFRÉRIE DES LARMES, réalisé par Jean-Baptiste Andrea

La confrérie des larmes - afficheGabriel est un ancien flic retiré du métier après un drame personnel. Désormais seul, il doit élever sa fille Juliette. De petites boulots en parties de poker dans des lieux malsains, il se retrouve rapidement fauché. Par un concours de circonstances et la rencontre avec un ancien délinquant, il se voit proposer un boulot étrange mais très bien rémunéré. Son job : attendre dans un bureau jusqu’à ce que le téléphone sonne. Là, on lui communique une adresse où il doit se rendre pour y déposer une mallette. Sa mission ne comporte qu’une seule règle : ne jamais ouvrir la mallette.
Il se tait et empoche l’argent. Mais les choses prennent un tout autre tournant lorsque l’argent commence à lui monter à la tête, et que ce job l’éloigne de sa fille. Surtout, à la suite d’un rendez-vous qui tourne mal, il décide de tout arrêter et d’en savoir plus sur le contenu de ces mallettes, qui l’entraînent d’Istanbul à la Chine en passant par Bruges.

Le thriller est un genre délicat à manier en France car la tentation est bien souvent d’imiter les américains. Ici, c’est avec un acteur inattendu pour ce genre de film que le réalisateur Jean-Baptiste Andrea se lance dans l’aventure avec LA CONFRÉRIE DES LARMES. En effet, Jérémie Renier prête ses traits au personnage principal Gabriel, qui se bat contre la déchéance et avec la volonté d’être un bon père pour sa fille.

Il y a un élément essentiel dans n’importe quel thriller, c’est le rythme. Il faut un côté haletant à la narration, le spectateur doit suivre avec un intérêt constant la progression des protagonistes, avec un minimum de temps mort. Dans LA CONFRÉRIE DES LARMES, ce travail est plutôt réussi. Le héros court dès le début du film pour quasiment ne jamais s’arrêter, et sa cadence impose le tempo du film. On voyage avec lui dans de nombreux décors et villes dans le monde, entre jets privés classieux et trajets plus communs en Thalys. L’action se déroule en continu, sans aucun flashback, apportant une vraie dimension oppressante à l’histoire, car jamais le rythme ne baisse et l’on assiste à un tourbillon d’événements qui peu à peu emprisonnent le héros.

la confrérie des larmes - photo du film

Pour accentuer ce côté haletant, la caméra se positionne au plus près des personnages, en particulier Gabriel, présent dans quasiment toutes les scènes. Et le choix de Jérémie Renier se révèle payant. Vif, dynamique et affûté, il est totalement convaincant et apporte un côté très félin à son personnage. Il parvient à éviter les clichés usuels de l’ancien flic déchu grâce à son intelligence de jeu.

Jérémie Renier est aussi très juste dans son rôle de père, car le film arrive à inclure pleinement la relation père-fille dans le scénario. Le duo entre les deux comédiens fonctionne bien, et les dialogues sont assez crédibles, y compris pour ce qui concerne l’adolescente. Il faut dire quelques mots de la découverte du film, Mélusine Mayance qui interprète Juliette, la fille de Gabriel. Une vraie réussite de casting !

La confrérie des larmes - photos

Si le rythme est efficace durant un peu plus d’une heure grâce à une intrigue qui capte réellement l’intérêt du spectateur, malheureusement la fin du long-métrage laisse un goût un peu amer.
Une fois les éléments mis en place et lorsque les choses se mettent à mal tourner, le scénario nous livre alors un dénouement bâclé, expédié à toute allure. La tension cumulée tout au long du film s’arrête quasiment nette, avec en plus une absence d’action assez regrettable.

Au final, LA CONFRÉRIE DES LARMES de Jean-Baptiste Andrea se révèle une bonne surprise dans le paysage du cinéma de genre français, s’appuyant sur un casting pertinent et enthousiasmant. On peut regretter cependant que les seconds rôles manquent un peu de relief, et surtout une conclusion bien trop hâtive et sabordée, alors que l’histoire nous avait tenus en haleine jusque là.

LA CONFRÉRIE DES LARMES, sortie en France le 9 octobre 2013.


Article rédigé par Lui.

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