NOS ÉTOILES CONTRAIRES : l’étincelle de vie

NOS ETOILES CONTRAIRES THE FAULT IN OUR STARS affiche - Go with the BlogL’histoire d’amour sur fond de combat contre la maladie est devenu au fil du temps un genre en soi au cinéma. Variation moderne de l’amour impossible, sorte de parabole du mythe « Roméo et Juliette » où la contrainte sociale et familiale est remplacée par la maladie grave, cette forme de romance tragique dont on connaît souvent l’issue à l’avance, est loin d’être facile à porter sur grand écran. Il est tellement aisé de tomber rapidement dans l’excès de pathos.

À l’origine de NOS ÉTOILES CONTRAIRES, il y a le roman de John Green, écrivain américain originaire d’Indianapolis et spécialiste de ce qu’on appelle les romans young adult (des fictions contemporaines ancrées dans le réel, pour les adolescents et jeunes adultes). La Twentieth Century Fox achète très vite les droits du roman face au succès critiques et public de celui-ci au moment de sa parution en 2012. Véritable best-seller, « The Fault In Our Stars » (le titre original, inspiré d’une pièce de théâtre de Shakespeare) conquiert et bouleverse les lecteurs américains, avant de devenir un phénomène littéraire dans le reste du monde.
NOS ÉTOILES CONTRAIRES parvient-il à trouver la juste tonalité pour raconter la bouleversante histoire d’Hazel Grace Lancaster ?


Hazel Grace a 17 ans et se bat depuis l’âge de 13 ans contre un cancer de la thyroïde. Astreinte à un traitement lourd, la jeune fille accepte de rejoindre un groupe de soutien pour adolescents cancéreux, essentiellement pour faire plaisir à ses parents. Là, elle fait la connaissance d’Augustus Waters, en rémission depuis un an. Les deux jeunes gens s’apprivoisent et passent alors beaucoup de temps ensemble, partageant des moments simples mais pleins de vie, jusqu’à ce qu’ils se laissent gagner par le sentiment amoureux.

C’est à Josh Boone que la Twentieth Century Fox a confié l’adaptation du roman au cinéma, un réalisateur sans grand expérience qui a signé surtout une première comédie dramatique en 2013, STUCK IN LOVE avec Jennifer Connelly.

NOS ETOILES CONTRAIRES - film Shailene Woodley 3 - Go with the Blog
Dire de NOS ÉTOILES CONTRAIRES qu’il s’agit d’un film bouleversant, est presque un pléonasme. Porté par deux jeunes comédiens exceptionnels, touchants, d’une formidable justesse, le long-métrage est évidemment chargé en émotions ; mais il réussit à composer la mélodie appropriée, à trouver le dosage précis pour ne jamais verser dans le pathos, même s’il s’en approche très souvent, mais toujours en restant du bon côté de la ligne jaune. Et c’est pour nous la grande force du film !

Déjà formidable dans THE SPECTACULAR NOW en début d’année et portée par la saga DIVERGENTE, Shailene Woodley crève une nouvelle fois l’écran ! Actrice lumineuse et poignante dans son interprétation, elle impressionne par sa maturité.
Avec elle, Ansel Elgort – qui incarne Augustus – ajoute de ce souffle de vie superbement tragique au film, et surtout il y apporte beaucoup d’humour et de dérision. En osmose avec sa partenaire, Ansel Elgort trouve ce petit on-ne-sait-quoi qui fait oublier son physique de jeune éphèbe calibré pour plaire aux adolescentes, pour donner vie à son personnage avec une grande aisance et un brin de provocation gentillette.

Et du côté des seconds rôles, s’il faut absolument mentionner la trop rare Laura Dern et la prestation follement impériale de Willem Dafoe, on adore tout particulièrement Nat Wolff, découvert cette année dans PALO ALTO, qui est un jeune comédien qu’on a super envie de suivre.

NOS ETOILES CONTRAIRES THE FAULT IN OUR STARS image 1 - Go with the Blog
Derrière le mélodrame poignant qui se joue, NOS ÉTOILES CONTRAIRES nous offre avant tout un hymne à la vie. Le film remue, interroge, et nous amène aussi à réfléchir un peu sur notre façon de vivre les choses chaque jour, et notre relation avec les personnes qui nous sont chères.
Certes, la mise en scène de Josh Boone ne s’épargne pas quelques maladresses, et l’on concède certaines longueurs, tout particulièrement pour cette séquence dans la maison d’Anne Franck à Amsterdam, sans doute le passage du film  le moins subtil et dont on aurait pu se passer.

NOS ÉTOILES CONTRAIRES, sorti sous son titre original aux États-Unis THE FAULT IN OUR STARS, vient de triompher sur le sol américain, engrangeant non seulement d’excellentes recettes au box-office mais suscitant surtout un engouement exceptionnel de la part du public ! Le film a tout pour atteindre le même statut que le LOVE STORY d’Arthur Hiller sorti en 1971 (les deux histoires ayant d’ailleurs pour point commun le cancer et la lutte contre la maladie à travers un amour sans limites).

S’appuyant en tout cas sur un casting sans fausse note et parfait de bout en bout, NOS ÉTOILES CONTRAIRES est un admirable souffle de vie qui parvient à dépasser l’histoire qu’il relate pour lui donner une portée universelle. On vous met au défi de ne pas avoir les yeux un peu humides à la fin du film …

Retrouvez notre portrait spécial de l’actrice Shailene Woodley : ICI.

NOS ÉTOILES CONTRAIRES, sortie en France le 20 août 2014.

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Article rédigé par Elle.

NOS ETOILES CONTRAIRES - film Shailene Woodley - Go with the Blog

15 réponses sur « NOS ÉTOILES CONTRAIRES : l’étincelle de vie »

Je suis allé voir ce film en salle et franchement, il en vaut vraiment le coup. Je conseille à tout le monde de le voir, car il est vraiment divertissant.

Un beau film qui m’a touché. Outre le sujet qui ne laisse pas insensible, ceci doit notamment aux qualités d’interprétation des deux acteurs principaux, Ansel Elgort et Shailene Woodley dont je suis fan. Sur le même thème, je préfère néanmoins l’excellent Restless de Gus Van Sant, tout aussi émouvant en étant plus subtil.

Bonjour,

Tu fais bien de faire référence à RESTLESS de Gus Van Sant !!!
J’ai effectivement oublié d’en parler dans mon article, mais c’est vrai qu’il le faudrait. On avait été très touché par RESTLESS avec la sensible Mia Wasikowska, extrêmement juste dans le personnage qu’elle interprétait.

Merci donc de faire mention de ce film ! 🙂
Et merci de nous faire partager ton avis. À bientôt

Je n’avais jamais autant pleuré devant un film, sachant que j’avais déjà pleuré toutes les larmes de mon corps en lisant le livre. Je suis sortie effondrée de ce film. Hazel est jouée par une Shailene Woodley hallucinante, et Augustus a gardé le charme ravageur décrit par John Green dans son bouquin. Certains disent que c’est un film pour ados pré pubères, et bien dans la salle je peux vous dire que bon nombres de parents venus accompagner leurs enfants ont pleuré, ne serait-ce plus que lurs progénitures… Tout simplement renversant..

Bonjour Iris,

Merci de nous faire partager ton ressenti très touchant !
Tu as trouvé les qualificatifs justes pour parler des acteurs, et c’est intéressant d’avoir ton avis en tant que lectrice du roman également.

À très bientôt sur Go with the Blog 😉

Avec du recul, je trouve que l’ensemble est trop artificiel pour convaincre pleinement, même si le couple vedette fonctionne bien et que le sujet ne laisse pas insensible.

Salut Vertigo60,

Tu nous avais laissé ton avis au moment de la sortie en août. Tu as revu le film depuis ? 🙂
Du coup, ce deuxième visionnage t’a un peu fait changer d’avis ?

Le côté artificiel pour toi, s’exprime dans la mise en scène, le récit, les dialogues, ou les trois ? …

Bonjour,
Oui je l’ai revu et le film est moins bien passé au deuxième visionnage. Je ne vais pas être de mauvaise foi, ce film a des qualités, c ‘est une belle leçon de vie, les acteurs sont convaincants, mais je trouve les effets dramatiques trop appuyés (musique triste parfois abondante, scènes parfois trop larmoyantes) et certains passages sonnent un peu faux, comme ceux avec l’écrivain, d’où mon sentiment d’artificialité.
D’après moi, un peu plus de sobriété et de subtilité aurait en effet rendu le récit (encore) plus émouvant.

Salut,

OK, merci de ta réponse 😉
Je comprends assez bien ton ressenti, et c’est vrai que certaines séquences sont bien trop appuyées. Perso, je trouve que c’est notamment le cas de la longue séquence dans la maison d’Anne Frank : franchement tire-larmes.
Merci pour tes réponses ! À bientôt 🙂

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